mardi 15 mai 2007
Décousue
O h, l’ornithorynque observe obséquieusement l’orifice de son homologue ovipare !
M mieux murmurer mes mots maladroits même le mardi.
M auvais mime Marceau ou médiocre maffieux magnanime ?
E toile esseulée aimerait émouvoir être étourdi pour escale ensoleillée.
I déalisons ici nos immondes et ignobles illusions !
L imite logique
lundi 14 mai 2007
Maladresses

J’ai acheté, samedi dernier, un magnifique lampadaire chromé avec un joli, mais vraiment joli, globe rond en verre blanc translucide. Après plusieurs essais, je lui ai enfin trouvé sa place : à côté d’un des deux canapés, juste devant la station accueillant l’ipod de la maison. Pas du tout matérialiste, pas du tout.
Ce soir en rentrant, j’avais envie de faire des rigatoni à la bolognaise et je me suis dit, « ma fille, pourquoi ne pas accompagner ton dur labeur d’une musique entraînante » ! Je suis donc allée choisir une liste de morceaux sur l’ipod et ai branché la sono… et en me relevant, j’ai heurté le fameux globe de la nouvelle lampe ! Je l’ai pris sur le côté de la tête, comme si j’avais voulu marquer un « goal » involontaire… La moitié du globe – l’autre moitié étant restée accrochée, je ne sais comment, au lampadaire – a littéralement volé à travers le salon et s’est éclatée en mille morceaux sur le parquet ! Des multitudes de petits morceaux sont allés se loger partout sur le parquet, sur le tapis version-nounours-en peluche-poilu (cf. photo; autant chercher une aiguille dans une botte de foin), sur les canapés, sur la table basse, etc. Encore une chance que la table basse en verre ne se soit pas, elle aussi, cassée…
J’ai pris mon courage à deux mains. J’ai d’abord téléphoné au magasin pour recommander un globe – j’ai hésité à en prendre deux tout de suite – j’ai ramassé tous les morceaux, enlevé le rescapé qui ne tenait plus qu’à un fil au lampadaire, passé l’aspirateur tout en priant que je n’aie pas oublié des débris à l’attention du chat…
Je suis ensuite retournée dans la cuisine pour faire à manger, mais avant cela, pour me remettre des mes émotions, j’ai décidé de me prendre un petit verre de rouge. Mauvaise idée… la bouteille m’a glissé des mains et s’est brisée sur le sol avec la moitié de son contenu ! Malédiction ! J’ai à nouveau dû tout ramasser, passer l’aspirtateur et en plus récurer.
Maintenant, mes pâtes sont faites, je suis en train de manger au moment où j’écris ce post et je me demande ce qui pourra bien encore m’arriver ce soir. Je suis habillée en blanc et je dois sortir boire un verre…
Positive attitude
La terre regorge de gens bien, qui ne se trouvent pas bien ou pas suffisamment bien pour être avec quelqu’un de bien, pour faire des choses bien, pour bien écrire, pour bien penser, pour bien faire, pour être une personne bien et que sais-je encore ! Et du coup, les pauvres bougres sont malheureux… Moi j’ai envie de leur dire ceci : PO-SI-TI-VER !
M… à la fin ! Tout le monde a le droit de se sentir bien et heureux dans la vie ! Cela demande simplement une dose de volonté ou de la bonne volonté, un peu de caractère, un grand nettoyage, parfois un soupçon d’aide extérieure et le tour est joué !
Le principal, pour moi, c’est de se sentir bien dans sa peau et si tel est le cas, il n’y a pas de raison que cela se passe mal avec les autres et le reste. Lorsqu’on est en paix avec soi-même, content de ses choix de vie ou encore heureux dans sa vie professionnelle et/ou privée, cela se voit sur nous. On positive, on sourit, on rayonne et les autres ont envie de venir vers nous ! Toujours selon moi – et je n’ai pas la science infuse – le physique ne compte pas dans ce cas. Lorsqu’on voit une personne rayonnant de bonheur, n’a-t-on pas envie de l’approcher, de lui parler voire de la toucher, pour connaître sa recette de bonne humeur ou de bonheur ?
Le sourire, la bonne humeur, la positive attitude auront raison de tous nos maux.
Million Dollar Baby
Et bien non ! Mon texte ne parle pas du film du célèbre Clint Eastwood et ne s’adresse aucunement aux cinéphiles avertis. Il s’agira de rhume des foins… aucun rapport avec la choucroute me direz-vous, et bien vous serez surpris !
J’ai mal dormi, j’ai éternué la plupart de la nuit et me suis grattée les yeux au point de ne plus en avoir… et je ne croyais pas si bien dire ! Ce matin, lorsque mon réveil a sonné à 5h et que je me suis dirigée à la salle de bain pour voir ma tête dans le miroir, je me suis fait peur !! Mes yeux étaient tellement bouffis qu’on aurait dit que j’avais pleuré toute la nuit (même pas vrai). Je ressemblais comme deux gouttes d’eau à l’héroïne de Million Dollar Baby lorsqu’elle se prend un uppercut sur l’arcade sourcilière et que son œil commence à gonfler… Mes paupières étaient tellement enflées que je n’arrivais même plus à distinguer la couleur de mes yeux, c’est dire !
… Pourquoi suis-je aussi sensible à ces fichus pollens ? Et pourquoi est-ce venu aussi soudainement ? Une amie m’a dit être allergique pour la première fois cette année… donc j’en viens à me dire que les concentrations sont tellement fortes ces temps-ci, que même les gens non-allergiques le deviennent. C’est la future maladie du 21e siècle, je vous le dis ! Et ça ne va pas s’arranger si nous continuons à polluer notre atmosphère et notre planète de la façon dont nous le faisons actuellement… c’est un autre débat…
A coup de jets d’eau froide et de compresses, j’ai quand même réussi à faire légèrement désenfler mes zieuxbleus et à retrouver un visage « potable » pour partir au bureau. Un trait de crayon, un peu de mascara et de poudre, du rouge et j’ai quitté la maison.
vendredi 11 mai 2007
A la manière de…
Comme mes « frères et sœurs » se sont mis à la photo, pourquoi pas moi ? Vous dire ce que cette photo m’inspire… et bien, elle me fait penser :
A une courbe d’une pureté parfaite qui s’élance vers le ciel, sans aucun défaut, avec un jeu d’ombres et de lumières complètement maîtrisé.
A la chanson de gnarls barkley « I remember when, I remember, I remember when I lost my mind… That makes me CRAZY, that makes me CRAZY,… ». Plutôt que m’arracher les cheveux parce que quelque chose ne tourne pas dans le sens que je souhaiterais, je préfère regarder vers le ciel, pencher la tête en arrière et rire à gorge déployée !
Au souffle, aux papillonnements des cils, au contact d’une bouche à lèvres charnues, à la rugosité d’une barbe naissante, aux mèches de cheveux qui procurent des sensations de caresses et de chatouilles dans le cou, sensations qui descendent jusque dans le bas de la colonne vertébrale… tellement agréables quand elles émanent de la personne aimée.
A une dernière chose sur laquelle je ne m’épancherai pas ! Car en demandant son avis à un collègue, il m’a demandé à son tour si je n’étais pas en réel manque ou alors si je ne nageais pas dans l’excès… no comment.
jeudi 10 mai 2007
Les p'tits papiers
Pourquoi est-ce qu’aucune femme, dans mon entreprise, ne peut changer le rouleau de PQ si il est vide ? J’ai franchement l’impression que ça tombe toujours sur moi ce genre de truc… En plus, c’est pas que le rouleau est vide, il reste évidemment la dernière feuille pleine de glue ! A ne jamais utiliser car elle risque de coller où je pense… Je joue donc à la dame pipi… ne manquent plus que l’assiette pour la monnaie, un joli tablier et le tour est joué ! Reconversion professionnelle ?
Je ne sais pas pourquoi j’écris ça… peut-être envie de faire passer un peu le temps…
De l’art d’être une éponge…
Oui, je le dis haut et fort « je suis une vraie éponge » ! Pourquoi me direz-vous ? C’est mignon une éponge. Ça a beaucoup d’utilité et de propriétés… sèche comme humide ou détrempée !
Je dis cela simplement parce que chaque fois qu’un être qui m’est cher va mal ou a des soucis – et ceci quelque soit la raison, bonne ou mauvaise – je ne peux m’empêcher de prendre son fardeau sur moi. J’éponge littéralement tout ce que la personne me raconte, je me sens plus que concernée. Si cette personne est triste ou démoralisée, je le deviens, si elle est colérique, je le suis encore plus qu’elle et suis prête à foncer tête baissée dans tout ce qui se trouve sur mon passage et le sien... Je suis donc une « éponge-caméléon ».
Bien que je ne parvienne pas encore à simuler une maladie, je pense qu’avec un peu d’exercice psychique, je devrais y arriver. Quand j’étais gamine, si je ne souhaitais pas aller à l’école – par exemple lorsque je n’étais pas prête pour un test – j’arrivais me persuader que j’étais malade et je le devenais ! Quel pouvoir dans ce cerveau diabolique…
Bref, je suis totalement empathique. Et ça me pose parfois de réels problèmes, si, si ! Si mon ami ou amie a des soucis insolubles, je me sens mal car impuissante à résoudre le tout. Si il ou elle est malade, je me sens encore plus impuissante car je ne peux pas lui prendre sa maladie ou me mettre à sa place… il est plus facile pour moi de combattre les maux que je connais ou qui m’arrivent personnellement, plutôt que voir l’autre souffrir et ne rien pouvoir faire pour le soulager. Je connais mes forces et sais les maîtriser, mais ne sais pas comment l’autre gère tout cela.
Dans la société actuelle, ce n’est pas facile d’être une petite éponge. Les gens sont souvent égoïstes et ne s’arrêtent pas pour prendre le temps d’écouter, de discuter avec les autres. Les petites éponges comme moi – je sais que je ne suis pas seule… y’en a au moins deux dans la Famille – ont donc un sacré travail ! Et elles ont aussi parfois besoin d’évacuer leurs pensées et problèmes, et de savoir qu’une autre petite éponge est disponible et saura les écouter…
J’appelle donc toute la société à redonner une vraie place à son côté « éponge » ! Elle ne pourra que mieux s’en porter.
P.S : l’éponge-caméléon n’a aucun souci ou problème à évacuer pour l’instant…