mercredi 9 mai 2007
Couleurs d’orage
Je vous envoie mille parfums de fleurs et l’odeur de l’herbe fraîchement coupée.
mardi 8 mai 2007
Mauvais rêve
Mauvais rêve ou plutôt cauchemar ! Au petit matin, j’ai rêvé que je perdais toutes mes dents ! Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais c’est une sensation terrible… d’autant que je suis persuadée que Freud y a déjà trouvé une signification ou interprétation.
Mes dents se déchaussaient et tombaient les unes après les autres, surtout les incisives de la mâchoire supérieure, et je me souviens avoir vainement tenté de les renfoncer dans la gencive… méga beurk et surtout quelle mauvaise sensation ! J’y croyais presque en me réveillant, c’est dire…
Je me vois encore en parler à mes parents et eux de me répondre, que dans notre famille, c’est malheureux mais héréditaire ! Je les entends encore ajouter que ma grand-mère maternelle avait aussi dû faire face à ce problème et que, de son temps, il n’y avait que peu de solution… Et là, je me souviens encore me dire à moi-même : « pourvu que l’assurance maladie prenne les frais de prothèse dentaire en charge… ». Non, mais je vous jure ! L’assurance-maladie me persécute jusque dans mon sommeil… Quelle lobotomisée de la société actuelle...
lundi 7 mai 2007
Wild Wilde
Notre brave homme a absolument raison! Le seul bémol que j'ajouterais à cet aphorisme, c'est de dire que seules les tentations positives sont acceptées... que dire autrement de quelqu'un qui mettrait fin à ses jours? Peut-on aussi parler de tentation dans ce cas-là?
Lorsque j'ai lu cette citation, j'ai aussitôt pensé aux bonnes tentations, aux tentations inavouables, à celles qui nous tiennent en haleine, à celles qu'on a de la peine à oublier ou à faire sortir de notre petite tête... Personnellement, j'essaie de suivre ce précepte... même si parfois je me brûle les ailes ou que je suis déçue. Je me dis toujours que je ne risque qu'un "oui" ou un "non"! Je me dis aussi "qui ne tente rien n'a rien" et "on ne vit qu'une fois"! Je me dis encore que "je préfère avoir des remords que des regrets", car pour moi, avoir un remord signifie qu'on est allé au bout des choses et que ça n'a pas fonctionné. Par contre, avoir des regrets, c'est se dire qu'on n'a même pas tenté d'accomplir cette chose... on ne sait donc pas quelle aurait pu être l'issue ou la conclusion de notre acte.
A méditer donc.
vendredi 4 mai 2007
Départ imminent
Comme une certaine personne m’a aussi reproché de ne rien avoir posté aujourd’hui, et bien voilà pour elle !
Je suis sur le point de partir, de quitter mon poste de travail. Je vais prendre le train, comme tous les autres jours, mais là, je me rends à Genève. Et oui, une fois n’est pas coutume, je pars pour le bout du grand lac, mais cette fois-ci, pour aller au Salon du livre. Je projette de m’y balader quelques heures puis j’irai manger un morceau, avec mon homme, à l’Olivier de Provence (à défaut de pouvoir tester l’Epiaprès…).
Sinon, je n’ai rien prévu de spécial pour samedi et dimanche. Si ce n’est que j’irai bien magasiner un peu, histoire de voir quelles sont les nouveautés et de faire « péter » mon salaire de mai ! J’applique à fond le dicton « en mai, fais ce qu’il te plaît » ! J’irai bien aussi au ciné, vu que le temps s’annonce un peu maussade… mais il faut absolument que j’évite le centre-ville de Lausanne (et vous aussi !!), car sauf erreur de ma part, le tour de romandie (pas romandie.com...) y campe toute la journée de dimanche… alors bonjour les embouteillages, les interdictions de circuler et l’impossibilité de trouver une place de parking et une table dans un resto ! Je suis un peu pessimiste sur ce coup-là, mais j’ai testé « Lausanne-après-la-course-des-20km » et je n’ai même pas pu accéder au Flon ! C’est dire…
Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite à toutes et tous un superbe week-end !
jeudi 3 mai 2007
Pourquoi repousser à demain ce qu’on peut faire le jour même ?
Faut que je prenne mon courage à deux mains, que je compose le numéro et que je m’explique. C’est pourtant pas compliqué, non ? Allez, go, go, go ! C’est pour mon bien…
Vous arrivez, vous, à appliquer l’adage qui dit de ne « jamais repousser au lendemain ce que l’on peut faire le jour même » ? Si oui, donnez-moi la recette…
L’homme erre ta…
Au début, je ne l’ai même pas remarqué. J’étais tellement préoccupée à poser mon sac de sport, réajuster ma veste en cuir noir, vérifier que mes écouteurs d’ipod ne s’étaient pas échappés de mes oreilles et que je n’avais pas reçu de message sur mon portable… Je me suis finalement lancée sur le siège, j’ai passé ma main dans mes cheveux et ai nonchalamment tourné la tête dans sa direction, histoire de voir qui était assis dans les environs. Mon regard s’est alors attardé sur lui quelques instants, mais assez longtemps pour qu’il me fasse penser à quelqu’un, que je n’ai jamais rencontré… Environ la trentaine, cheveux très courts noirs, petites lunettes, teint plus ou moins mat, costard noir à l’italienne agrémenté de fines lignes verticales blanc cassé, ceinture et chaussures en cuir légèrement brillant de couleur camel, chemise bleu foncé, pas de cravate. Il avait vraiment le look du parfait petit mafieux ! Ne lui manquaient que le borsalino et une mitraillette des années 20… et devinez à qui j’ai bien pu penser ?
Seuls quelques détails m’ont dérangé et si j’avais pu les gommer d’un coup de baguette magique, je l’aurais fait ! Si j’avais pu, j’aurais troqué : ses lunettes rondes trop gentilles contre des lunettes plus racées rectangulaires avec monture à l’italienne, ses chaussettes bleues contre des chaussettes noires (heureusement, il avait échappé à l’épidémie des chaussettes de tennis blanches…), sa chemise bleue contre une chemise blanche ou rosée avec col italien, son sac à dos Invicta contre une jolie sacoche en cuir noir de préférence. Et je lui aurais ajouté une jolie cravate.
Après ces quelques secondes d’observation, j’ai détourné mon regard et l’ai posé sur le paysage extérieur. J’ai plongé mon esprit dans la verdure environnante, puis j’ai fermé les yeux et laissé la musique m’emporter loin, loin...
mardi 1 mai 2007
Fin de la vie...
J'ai assisté à l'enterrement de la maman d'une de mes amies cet après-midi. Dur, dur.
Une église comble, une cérémonie très triste, un climat lourd et un public à fleur de peau.
Mon amie, sa soeur et son père ont lu l'un après l'autre un texte de leur cru pour dire un dernier adieu à cette femme et maman aimante, à cette personne au grand coeur, à cet être qui a lutté durant de longs mois contre une maladie injuste.
Comme j'ai admiré leur courage dans cette épreuve. Et lire à voix haute un texte qu'ils ont écrit de leur main, rédigé avec leurs propres mots, et qui fait resurgir tous les moments partagés, tous les sentiments échangés, toutes les émotions passées, présentes et futures. Oui, j'ai admiré leur force en ce moment de séparation et de grande tristesse. Je ne pouvais m'empêcher de me voir à leur place et de me dire que je n'aurais probablement pas la force d'aller jusqu'au bout, ou encore pas l'envie de lire à toute l'assemblée un poème ou un texte que j'aurais écrit pour une seule et unique personne.
Je pense que coucher sur papier nos sentiments et les partager avec des personnes qui ont connu l'être cher qui nous quitte, ne peut être que bénéfique. C'est une sorte de "thérapie de groupe" si vous me passez l'expression. C'est finalement un moyen de faire sortir et même "d'exhorciser" ce qui est en nous. On se sent moins lourd, plus de poids sur le coeur ni dans la tête, on se sent plus léger. Bref, ça fait du bien (temporairement...).
Désormais, je vais m'atteler à ne faire plus qu'une seule chose: vivre l'instant présent avec les personnes que j'aime. Le reste ne compte pas, car je ne sais pas de quoi demain sera fait.
Carpe Diem