mercredi 16 mai 2012

"Faut qu'on cause"


Il faut que je lui parle, pour lui dire que la relation que nous entretenons ne me convient pas et ne correspond pas à mes attentes – attentes qui sont peut-être trop nombreuses, je ne dis pas. Mais comment entrer en matière? Faut-il l'avertir qu'à la prochaine rencontre, je vais le clouer au mur? Ne faut-il rien annoncer et garder l'effet de surprise?

Je ne peux pas simplement lui mettre un message, un jour avant, et lui écrire "au fait, demain, faut qu'on cause". Mais je me vois aussi mal débarquer chez lui, après quatre jours sans contact, l'embrasser puis ensuite vider mes tripes sur ses pieds.

Bon, dans tous les cas de figure, ça ne sera pas cool. Et je connais déjà sa réaction: mutisme + regard au sol. Exactement comme un enfant qu'on réprimande et qui ne pipe pas mot.

Je l'aime certes, mais lui et moi n'avons aucun avenir commun. Ou en tout cas pas de la façon dont je l'imagine. Il m'utilise, prend juste ce qu'il lui faut sans penser à ce dont j'ai besoin. Je crois qu'il ne me comprend pas en fait, qu'il se fout de ma gueule ou pire, qu'il ne me respecte tout simplement pas. J'ai déjà tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme, mais rien n'a bougé. C'est triste. Ca me rend triste. Et l'après me fait peur.

Faut que je lui cause… mais quand?

mercredi 2 mai 2012

Pas de deux…


… et non pas, pas de trois, ni pas de un ou pas tout seul.

Je suis allée hier à un cours de salsa avec mon homme. Le deuxième cours que nous suivons ensemble. Je me réjouissais!

Après quelques minutes d'échauffement et de remémoration des pas appris la semaine précédente, nous sommes passés à la danse en couple. Chouette! Danser avec son mec, mains dans les mains, zieux dans les zieux. Ce ne fut que de courte durée. Les profs de danse ayant décompté plus de femmes que d'hommes – souvent le cas dans les cours de danse en couple apparemment – ont instauré un tournus des hommes. Je n'ai donc dansé qu'un tout petit moment avec le mien (mon mien, hein), puis l'ai vu partir vers d'autres horizons… Quelle frustration extrême! Non seulement de le voir s'éloigner de moi – je ne suis pas prêteuse, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué – mais aussi de me retrouver à danser seule "un coup sur deux". Pour le coup, je vais être vénale: j'ai payé pour un cours de danse en couple, pas pour me regarder danser seule dans le miroir! Ca, je peux le faire chez moi – même toute nue si je veux – et ça me coûte pas un kopeck!

Je dois avouer que sur le moment, je l'ai mal pris et failli jouer ma diva: quitter le cours en plantant tout le monde, y compris l'être aimé, en ne laissant derrière mes pas qu'une impression et une effluve…

mardi 24 avril 2012

Camus

Albert Camus disait :
"L'homme a deux faces: il ne peut pas aimer sans s'aimer" et 
"Il y a seulement de la malchance à n'être pas aimé: il y a du malheur à ne point aimer".

samedi 21 avril 2012

Le poids des mots


Le poids des mots est subjectif, relatif à chacune ou chacun. Telle phrase énoncée pourra paraître anodine pour certains ou lourde de sens – et de deuxième voire troisième sens – pour certaines.

Pas plus tard que ce soir, j'ai reçu un « je t'aime » par message. Au premier abord et hors contexte, ces trois mots sont justes magnifiques. Je l'admets. Mais je ne les ai pas pris comme j'aurais dû les prendre ou comme l'autre devait s'attendre à ce que je les prenne. Pas qu'ils ne m'ont pas touchée, là n'est pas la question. C'est juste que dans le contexte actuel, j'ai trouvé qu'ils sonnaient faux. Je m'explique.

Quand je dis à quelqu'un que je l'aime – et ce n'est pas souvent... je ne suis pas de la génération facebook où tout le monde « aime » tout et tout le monde tout le temps – c'est que j'ai bien pesé les mots et que je le pense vraiment. Pour moi, cette phrase est « lourde de conséquences » si je peux dire ainsi. Et si je l'énonce, la personne pénètre instantanément dans le cercle restreint de mes amis très proches, voire cercle familial – genre « t'as gagné le gros lot, mon pote ». Ensuite de ça, j'agis de façon à montrer à l'autre que je l'aime, dans mes actes ou paroles, en étant à l'écoute, en aidant, en soutenant, bref en étant là pour elle ou lui.

Le « je t'aime » que j'ai reçu – qui n'est pas le premier reçu de la part de cet homme – n'a pas du tout la même signification et valeur à mes yeux. Mon « je t'aime » n'est pas égal à son « je t'aime ». Le sien est presque lancé – pour montrer certes qu'il tient à moi – plutôt comme ça, comme on dirait « merci ». En tout cas, c'est de cette manière que je le ressens. Comme si son « je t'aime » avait moins de valeur que le mien. Pourquoi ? Parce que dans les actes, je ne retrouve pas de reflet ou de suite à ses paroles. Il n'y a pas, comme chez moi, de suite ou de changement, de partage ou d'engagement quelconque. Rien ne bouge, la vie suit son cours quoi. C'est presque comme si ce mot était vide de sens. Plus que le mot, j'attends l'acte qui suivra. Le poids ou la signification des mots est, en ce sens, effectivement propre à chacun.

Je devrais lui demander ce que ce « je t'aime » signifie ou plutôt implique – si il implique quoi que ce soit... – pour lui. Et lui donner la définition de mon « je t'aime ».

J'ai besoin...



... de bras dans lesquels pouvoir me blottir, me serrer et pouvoir pleurer sur cette épaule si le besoin s'en fait sentir.
... d'être entourée, en sécurité.
... de me sentir écoutée, entendue, comprise... et aimée tout simplement.

Voilà plus 3 heures que je ne parviens pas à trouver le sommeil et que je ressasse les mêmes questions dans ma tête. Cela me taraude (pour ne pas dire un autre mot) parce que j'ai non seulement besoin de ces heures de sommeil mais aussi parce que ces va-et-vient interrogatoires ne servent et n'amènent à rien. S'imaginer des situations qu'on pourrait éventuellement vivre ou des paroles qu'on pourrait proférer. Penser à la réaction de l'autre qui, inévitablement, sera à mille lieues de ce qu'on avait pu projeter. Se représenter les lieux, les circonstances et l'heure de l'explication ou de la « confrontation ». Entendre le son que notre voix pourrait prendre, sentir l'amertume monter au fond de notre gorge et le goût iodé des larmes sur le bord de nos lèvres... Enfin ressentir le vide et la sécheresse de notre coeur lorsque le flot de paroles, d'émotions, de sentiments a été expulsé hors de notre être.

jeudi 19 avril 2012

19 avril - 3h

Sors de ma tête et de mon cœur.

J'arrive pas a dormir ni à me reposer à cause de toi.

Je sais pas pourquoi je me pose mille et une questions sur toi, sur notre relation mais ça ne sert à rien, au contraire ça me kill mes jours, mes nuits et me donne mal au crâne.

Faut qu'on arrête car:
- on n'a pas une relation que j'attends avec un homme
- je ne fais pas partie de ta vie et tu ne partages rien avec moi
- tu n'acceptes pas mon enfant

Trouve-toi une autre fille, je ne suis pas heureuse avec toi. Juste l'impression d'être là pour ton entretien sexuel et c'est tout. Marre de donner et de ne pas recevoir. Marre d 'être avec un gars qui ne pense qu 'à lui, prêt à aller au bout du monde pour ses trucs à lui mais incapable de partager quoi que ce soit ici (avec ses potes oui apparemment). Marre d'être avec un égoïste. Marre que tu ne viennes pas chez moi où qu'on ne se voit pas qd j'ai mon gamin. Marre de ne pas savoir ou tu es, ce que tu fais et avec qui. Marre de devoir presque tout accepter sans mot dire. Je sais que tu n'es pas ma chose, mais y a un minimum syndical à partager qd on est avec qqun.

Tu crois que ça me fait plaisir d'entendre:
- que tu as besoin de moi qd tu es dans un pays étranger et dès ton retour l'inverse? C'est parce que mon enfant était là j'imagine... Car la fatigue n'était plus là qd il s'agit d'aller boire un verre avec ton frère (je sais je suis dur sur ce coup là, d'autant que je sais ou je crois savoir comment ton aïeul comptait pour toi)
- que tu dis que tu vas m'appeler et ne le fais pas
- que tu comptes te faire plein de vacances cette année... mais en tt cas pas avec moi
- qu'on devrait aller à tel ou tel endroit ensemble, mais que rien ne se fait
- de constater que tu parles peu de toi ou alors qu'il faut te tirer les vers du nez

Tu ne m'inclus pas dans ta vie, au contraire de tes potes qui, qd ils sont avec une fille sont tt contents d'en parler voire de la présenter.

Je me dis que je devrais sortir avec ton pote C, ou mieux, être ton pote!

En fait, je crois que tu ne partages rien parce que tu sais que notre relation ne durera pas. Mais forcément... Avec si peu d'engagement, qui ou quelle fille voudrait que ça dure?

T'as peur de t'engager pour ne pas souffrir? Mais ça rime à quoi? Vivre les relations en surface, seules les passions récréatives peuvent être vécues à fond sans se brûler les ailes? Dis-toi que la fille en face de toi à aussi peur que toi et est susceptible de souffrir autant que toi...

Bon maintenant j'aimerais dormir... Pu**

18 avril - 21h

Je ne te comprends pas et je crois que je ne te comprendrai jamais. Je me demande même ce que je fais avec toi où plutôt ce que j'attends de toi.

Tu viens de perdre ton aïeul, j'avais envie de te voir un moment pour te montrer mon soutien, mais apparemment tu n'en as pas besoin, ni de moi d'ailleurs.

Tu ne partages pas ou alors pas avec moi. Mais à quoi bon être en couple alors? Le but est quand même de vivre des choses, bonnes ou moins bonnes, ensemble. Et à chaque fois c'est la même chose: je suis et me sens mise de côté... Je souffre de ça. Et ça commence à devenir difficile.

Il y a deux choses qui me peinent dans notre relation (enfin plutôt une): le manque de partage. Si je fais le compte, on ne partage que des moments tendres ou des plaisirs xxx. Le reste est presque inexistant.

Comme je vois les événements arriver, on ne passera jamais de w-end ou vacances ensemble, parce que tu n'en as pas envie! Tu prévois de prendre des vacances mais avec tes potes, tu ne me présente pas tes amis, ne me montre pas tes passions, ne me vois qu'un w-end sur deux parce que tu ne veux pas voir mon enfant... C'est quoi le prochain cap?

Le fait que tu ne veuilles pas voir mon enfant, sous prétexte de ne pas vouloir t'attacher, je n'y crois pas. C'est une excuse. Sois franc svp, ça me rendrait service.

Ça faisait qq temps que je n'avais pas pleuré à cause de toi, mais la je peux plus retenir mes larmes. Je me sens vraiment comme une moins que rien, je n'existe tout simplement pas pour toi. C'est dur, très dur.

J'ai envie que ça cesse.

J'ai envie d'être heureuse, avec qqun pour qui je compte et qui m'intègre un petit peu dans sa vie, l'inverse de toi quoi.

Et bien sûr, c'est pas le moment d'en parler. Je dois attendre, ravaler mon chagrin et ma rancoeur, faire comme si de rien n'était... Ça me gave et me rend triste. J'éprouve aussi beaucoup de déception. Je t'ai donné le peu de temps que j'avais, tout l'amour et l'attention que je peux donner à un homme et j'ai quoi en retour? Rien. Quelle grosse idiote je fais. Bonne et bête.

De tous les hommes avec qui j'ai pu être, je crois que c'est avec toi où je me sens le plus insignifiante. Et c'est barge, mais c'est avec toi que j'ai envie d'être. Bonjour le côté masochiste...

Faut que je me détache de toi et rapidement je crois. Ça vaudra mieux pour tout le monde, surtout pour moi et pour mon enfant.

Je pensais qu'en déménageant plus près cela changerait qqchose, mais non. On ne se voit ni plus ni moins. La bonne vieille et immuable routine.