jeudi 19 avril 2012
19 avril - 3h
18 avril - 21h
31 janvier de merde
F et moi venons de nous disputer. Pour la énième fois, je lui ai dit que je souffrais de ne pas le voir plus souvent, que j'étais malheureuse. Tout ça à cause du fait que ce week-end je suis libre (samedi et dimanche) et lui a un anniversaire samedi soir et ne sait pas quand il va rentrer dimanche... Je lui ai hurlé dessus, pleurante. Il a pourtant le droit d'avoir un anniversaire ou autre sans moi! Il ne me doit rien et il n'est pas ma "propriété". Mais moi je prends ça comme "il n'a pas envie de me voir, il n'en a rien a faire de moi" et "que je sois la ou pas, ça ne change rien".
Qu'est-ce qui me fait dire ou penser des choses pareilles? Je ne suis vraiment qu'une idiote. Je veux tout bousiller et être sure d'être seule?
La discussion - plutôt un monologue de ma part parce qu'il fallait évidemment que je m'épanche en long et en large sur la question - s'est mal terminée. Je lui ai fait du mal et ce n'est pas ce que je souhaitais. Il sanglotait et m'a demandé de rentrer chez moi. J'ai respecté sa demande, mais suis partie à contre coeur.
Je suis maintenant dans mon lit et j'écris pour sortir tout ce que j'ai sur le coeur et dans ma tête et, ainsi, pouvoir espérer dormir un peu cette nuit.
J'aime F pour beaucoup de raisons et pour ses multiples facettes. Il est magnifique, intelligent, sportif, drôle. Il est tendre et câlin, mais aussi déterminé et fonceur. Il est doué pour tout ce qu'il entreprend. Il sait être a mon écoute, me consoler, m'aimer malgré mes foutus défauts... Et il est aussi indépendant... L'indépendance est importante pour moi, car je ne veux pas être avec un homme qui est sur mes talons a longueur de journée. Le seul hic, c'est que je n'arrive pas a vivre avec son indépendance. Elle me frustre, dans le sens ou j'ai toujours l'impression d'être reléguée au second plan, après le parachutisme, après le board, après la famille, après les potes, après le job, après le fitness, après j'en sais rien quoi d'autre. Enfin, F crée ma dépendance a lui... Il l'alimente alors que je prône être une fille indépendante! Je suis affectivement dépendante de lui. C'est peut-être idiot a dire, mais c'est ça. Je suis tellement bien quand je suis avec lui que j'en oublie presque tout le reste. Et cet état de bien-être et de plénitude, j'ai envie de le vivre le plus souvent possible! N'est-ce pas légitime?
Qu'est ce qui me pose problème?
Je le vois trop peu... Je sais que c'est du en grande partie a nos emplois du temps respectifs. J'y ai ma part de responsabilités. Je ne souhaite pas qu'on se voie tous les jours, j'aimerais avoir deux jours/soirs, mais avec un décalage. Pour moi, c'est difficile d'être avec lui 2 jours consécutifs et ensuite plus rien pendant une semaine. Je vis dans l'attente du prochain jour... Mais quand et comment avec mes et ses activités?
Le partage... Vu mes occupations et ma façon de vivre, je ne pourrais malheureusement pas partager ses passions de vie. Je peux l'écouter, lui parler, lui poser des questions, l'accompagner mais pas faire la chose avec lui. Il faudrait se trouver d'autres activités a partager ensemble. Et je me pose la question aussi: pourquoi est-ce qu'on ne fait pas aussi des choses avec d'autres personnes? Ni lui ni moi ne connaissons au moins un ami/e respectif/ve. Pourquoi? Ca signifie quoi? Qu'on ne mélange pas nos vies avec cette relation? Qu'on sen que cette relation n'ira pas plus loin et par conséquent qu'il est inutile de créer d'autres liens? C'est pourtant un moyen de connaitre l'autre, de le voir en société...
On vit une relation, pas une histoire de couple. Nous ne sommes pas un couple. Ou alors c'est moi qui ai une mauvaise interprétation du mot "couple".
J'ai un enfant et il est prioritaire pour l'instant. Il dépend de moi et je ne peux pas tt le temps le caser a gauche et a droite pour sortir. Et j'ai aussi ma tronche de suisse-allemande fière qui se dite qu'elle n' a besoin de personne, qu'elle gère tout et toute seule et n'appelle surtout pas a l'aide, donc ne fait pas appel (ou très peu) a des baby-sitter...
Je n'ai (plus) aucune spontanéité. Du fait de mon emploi du temps et de ma situation familiale, je dois être super organisée ce qui ne laisse que peu de liberté. Ce n'est pas faute de vouloir faire les choses, mais je suis parfois dans l'incapacité technique de les réaliser. Peu de place donc pour les choses de dernière minute. Pour moi, il faut tout scheduler a l'avance, c'est limite si je n'ai pas déjà un planning pour les 3 prochains mois!
Une ou des solutions?
Je ne souhaite pas que F change pour moi. Je l'aime comme il est. Si il change quelque chose - pour me faire plaisir - il ne sera plus F.
J'aimerais qu'on puisse trouver une autre façon de se voir et que ça nous convienne aux deux, sans empiéter sur son emploi du temps et ses activités.
Je souhaite que F soit heureux et je souhaite l'être aussi.
Si la seule issue est que nous arrêtions notre relation, je garderais toujours en moi les moments merveilleux que nous avons passés ensemble. Nos discussions, fous rires, nuits d'amour, regards, baisers, repas, sorties. Mais putain... Je vais en chier. Ca va être plus que dur. Mais c'est peut-être mieux pour les 2? On pourrait peut-être se voir comme amis de temps en temps...
Je dois faire un travail sur moi, pour palier ce manque affectif qui me fait mal et qui me fait être odieuse avec F, et surtout lui donne un rôle qu'il ne doit pas endosser. Peut-être devrais-je me trouver une activité qui me procure le même état de bien-être, une activité qui ne dépende que de moi? Mais quoi et surtout quand? Le lundi ou mardi soir, seuls jours ou j'ai potentiellement du temps et ou la garde de mon fils est assurée?
Enfin...
J'ai peur de demain. J'appréhende demain et le contact que nous aurons ou pas.
Je crois que finalement, on ne se connait pas très bien. S'est-il une fois mis a ma place ou en tout cas a-t-il essayé? Qu'en pense-t-il? Je sais ce qu'est sa vie de célibataire, je suis passée par la même si j'étais en couple a l'époque. Je comprends sa façon de vivre et il raison de vivre de cette manière! De profiter de son temps, de sa jeunesse, de son énergie pour réaliser tout cela. Ce que je ne sais pas, c'est comment c'est d'avoir une fille comme moi sur le dos...
Je crois être dans une autre phase de vie que F. Moi, j'ai a coeur de trouver un homme qui fasse un bout de sa vie, ou mieux, le reste de sa vie, avec moi. Je me serais bien vue avec lui. Je me disais même qu'on aurait peut-être pu avoir des enfants ensemble... mais plus cela avance et moins cette idée me parait bonne. Je ne sais pas ce que F recherche, a part une femme qui comprenne et accepte son indépendance et ses multiples activités.
Là, à l'heure qu'il est, je suis paumée et ne sais pas/plus que faire ou dire.
dimanche 28 février 2010
Penser aux autres avant soi ou penser à soi avant les autres?
Grosse question. Si vous pensez d’abord à vous, on vous talque d’égocentrique égoïsto-narcissique. Si vous mettez les autres en priorité une – ce qui semble, je dis bien semble, être le merveilleux chemin à suivre dans notre fichue éducation occidentalo-judéo-chrétienne – , on vous loue ! Forcément, puisque vous faites exactement ce que les autres attendent de vous : penser à eux, agir pour ou avec eux, les soulager, les mettre au centre de vos préoccupations, faire en sorte qu’ils soient bien,… et fermer votre gueule. Mais n’est-ce pas là, de leur côté à eux, que réside la forme d’égoïsme la plus pure ?
Il y a à peine 20 minutes, quelqu’un qui m’est cher me dit encore « t’as pensé à appeler un-tel pour prendre des nouvelles de sa santé ? Il paraît qu’il est rentré à la maison… ». Phrase à laquelle j’ai juste envie de répondre – mais je ne le fais pas parce que c’est pas bien du tout du tout – « et ce un-tel m’a-t-il jamais appelé pour prendre de mes nouvelles actuelles ? ». On me dira « mais faut pas être comme ça », ok. Mais parfois j’aurais aussi envie que quelqu’un pense un peu à moi, comme je le fais moi pour les autres. J’en ai parfois ma claque – aujourd’hui plus qu’un autre jour peut-être, le temps doit y être pour quelque chose – de faire tout pour que les autres soient bien et heureux. Je me donne de la peine, je prends sur moi, mais pourquoi au final ? J’en deviens lisse et inintéressante. Et en plus, aucun merci, aucun regard qui dit « j’apprécie » ou ne serait-ce que « j’ai bien vu ce que tu as fait et c’est super ». Non.
Mais où est le juste milieu de tout cela ? Les égoïstes peuvent-ils être un peu plus altruistes et les altruistes un peu plus égoïstes ?
lundi 22 février 2010
Piéton de passage
Je vous le demande: à quoi servent les passages pour piétons ? A ce que les personnes âgées traversent en dehors des clous, pardi !
Je n'ai rien contre les personnes âgées, mais parfois elles exagèrent, hein. Je me trouvais, pas plus tard que ce matin, au volant de ma voiture. Quand tout à coup, sur une piste à quatre voies, en pleine ville, une petite grand-maman, avec canne et gros cabas, s'est lancée sur la chaussée. Elle voulait, a priori, la traverser rapidement... et ceci à 15 mètres d'un passage pour piétons équipé d'un feu. Un gamin aurait fait cela, on lui aurait tiré une claque. Mais vous me voyez m'arrêter, descendre de ma voiture, faire la morale à cette petite dame et lui balancer un soufflet?
vendredi 18 avril 2008
Système de santé suisse - SSS

« Si vous n’avez pas ceci, vous ne pouvez pas faire/prendre cela », « si vous n’avez pas d’assurance complémentaire, cela n’est pas pris en charge », « si votre grossesse est pathologique, c’est pour votre pomme », « l’assurance ne prend en charge que 3 échographies, au-delà c’est pour votre poire, Madame », « c’est au patient à demander le médicament générique… [et moi] ah bon, c’est nouveau, je pensais que le pharmacien devait le proposer automatiquement ? », « [à la pharmacie] il faut que le patient apprenne à se prendre en charge lui-même, sache ce qu’il veut et se renseigne pour être soigné au mieux… [et encore moi] alors à quoi bon payer un service chez le toubib et un service à la pharmacie, si je dois me prendre en charge toute seule ? Quand je vais chez le coiffeur, je paie pour un service et je reçois un service ! Je ne rémunère pas le coupe-tiff pour me colorer et me couper les cheveux moi-même et toute seule dans son salon !! » Et le plus fabuleux, à la pharmacie pas plus tard que ce matin : « si vous achetez la boîte de 20, elle est prise en charge par l’assurance de base, mais si vous prenez celle de 50 du même médicament [ndlr. ce que j’ai fait parce qu’elle est moins chère], et bien elle est prise en charge par l’assurance complémentaire » ! FABULEUX, GENIAL, MAGNIFIQUE !
Moralité pour tous : prenez-vous en charge et n’hésitez pas à poser des questions au toubib, au pharmacien, aux clients et à la femme de ménage tant que vous y êtes !
Moralité pour les filles : si vous avez l’intention d’avoir un enfant un jour, prévoyez une assurance avec une petite franchise, une assurance complémentaire voire même une assurance (semi-) privée si vous souhaitez accoucher en clinique ou si votre gynécologue ne pratique qu’en clinique. Et pour ces deux dernières, faites-le au moins 12 mois avant de tomber enceinte, sinon ça ne fonctionne pas !! Ah oui, et faites en sorte que votre grossesse ne soit pas pathologique… facile à dire, hein.
Moralité pour moi : je découvre le SSS depuis le début de ma grossesse, parce qu’auparavant je n’allais pas souvent chez le médecin ou à la pharmacie (je touche du bois). Si je devais m’y remettre, je ferais différemment. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut que je me trouve un mouvement qui lutte contre les abus de notre SSS… Faut que je m’engage, ça m’énerve trop. Si vous avez des idées, je suis preneuse.
mercredi 19 mars 2008
Mes 5 confessions
Je dédie ce post à pucca, qui boude parce que je n’ai pas pondu mon texte tout de suite et elle a raison… voici donc ma liste de « secrets », que je nommerais plutôt « confessions » :
Confession 1 : Je suis une grande gourmande ! Je goûte tout ce qui passe entre mes doigts. Hmmmm!
Confession 2 : Je remets toujours au lendemain ce que je peux ou dois faire le jour même… pas bien, pas bien, vraiment pas bien.
Confession 3: Je suis une perfectionniste. Je le vis parfois comme une qualité, mais la plupart du temps, c’est un gros et vilain défaut voire un méga fardeau.
Confession 4 : Mes zieuxbleus se voilent de gris lorsque je suis triste. Tous mes sentiments se lisent dans mon regard… cela corrobore d’ailleurs la citation de Georges Rodenbach qui disait, à la fin du 19ème siècle, que « les yeux sont les fenêtres de l’âme ».
Confession 5: Je suis enceinte et l'arrivée de mini-moi est prévue pour la mi-juillet!